Chroniques

17 février 2018

« Instabilité », Arts martiaux et intimidation – un roman

Par: Yves Déry

« Instabilité », Arts martiaux et intimidation – un roman L’écriture d’un roman où il y aurait des arts martiaux comme thème de fond m’est venue il y a bien longtemps quand j’ai lu les livres d’un auteur américain appelé Eric Van Lustbader. Je devais avoir 17 ou 18 ans. Comme pratiquant de longue date d’arts martiaux (je pratique depuis 40 ans maintenant), ses romans sont de véritables bijoux. Ils m’ont grandement inspiré pour l’écriture de mon premier livre.

Quand j’ai décidé de cesser d’enseigner le karaté (j’ai fermé mon dojo en 2013), j’ai commencé l’écriture d’un roman ou il y aurait des scènes de combat réalistes où j’utiliserais comme thème de fond l’intimidation. Le sujet au Québec et ailleurs est d’actualité. Mais n’a-t-il jamais cessé de l’être ? Tout le monde ou presque a connu ce problème étant jeune. Nous avons tous été, soit victime, soit témoins d’actes de harcèlement et d’intimidation dans les écoles qu’on a fréquentés, élémentaires ou secondaires.

2 décembre 2017

L’enseignement du karaté aux enfants

Par: Yves Déry

L'enseignement du karaté aux enfants L’enseignement du karaté aux enfants : Un sujet qui mérite une attention particulière. De nombreux parents ont songé à inscrire leur enfant dans une école de karaté. Plusieurs Professeurs d’arts martiaux offrent des cours aux enfants, certains dès l’âge de 3 ans. Je vais vous faire part de mon expérience sur cet aspect de l’enseignement, l’ayant fait pendant 23 ans. Une expérience qui, je l’espère, éclairera certains parents et certains professeurs sur les difficultés, les défis, les plaisirs et les résultats possibles.

11 novembre 2017

Bienêtre et maîtrise de soi par la pratique des arts martiaux-3e partie

Par: Yves Déry

La maitrise de soi Voilà ce que dit Sidharta Gautama, dit le « Bouddha » lorsqu’il définit la maitrise de soi :

« Quelqu’un est dit maitre de soi qui, allant devant lui ou revenant sur ses pas, le fait dans

la sérénité. Celui qui, regardant devant soi ou en arrière, le fait dans le calme. Celui qui,

se baissant ou étirant son corps et ses bras, le fait avec détachement… ». Mais se maitriser comme individu, est-ce simplement le fait d’avoir un comportement détaché ?

22 octobre 2017

Bienêtre et maîtrise de soi par la pratique des arts martiaux-2e partie

Par: Yves Déry

La maitrise de soi Le dictionnaire de français Larousse offre plusieurs définitions du mot maitre, dont voici l’une d’elles :

« Personne qui possède à un degré éminent de talent, un savoir et qui est susceptible de faire école, d’être prise pour modèle : Un tableau de maitre. Un maitre à penser. »

J’ai trouvé dans le même dictionnaire le sens suivant au mot maitrise, un mot que l’on utilise souvent dans le milieu des arts martiaux. Le Larousse la définit ainsi :

1) Supériorité, domination incontestée sur des adversaires, prépondérance : La maitrise des mers.

2) Fait de dominer techniquement, intellectuellement, scientifiquement : Avoir la maitrise d’une langue.

3) Sureté de l’exécution dans un domaine technique ou artistique.

4) Domination de soi-même ; sang-froid.

7 octobre 2017

Bienêtre et maîtrise de soi par la pratique des arts martiaux-1ere partie

Par: Yves Déry

Le bienêtre d’un individu est lié à différents facteurs considérés de façon séparée ou conjointe : on parle de santé, de réussite sociale, de plaisir, d’une certaine réalisation de soi et d’harmonie.

Ce n’est pas nécessairement un besoin, mais c’est une conséquence d’un mode de vie ou des circonstances de celle-ci.

Le terme bienêtre fait référence à deux aspects : soit le bienêtre physique et le bienêtre psychologique.

23 septembre 2017

La place des femmes dans les arts martiaux

Par: Marie-Lou Crête

La place des femmes dans les arts martiaux

Il y a deux ans, j’ai été invitée à une émission de radio lors de laquelle l’animateur nous avait posé la question : « Quelle est la place des femmes dans les arts martiaux ? »

Dans un premier temps, j’avais décidé de poser l’épineuse et passionnante question autour de moi, en particulier à certains karatékas avancés, pratiquant en moyenne depuis une dizaine d’années... Voici quelques réponses que j’avais obtenues à ce moment :

- Passer le balai avant que les hommes n’arrivent…

- Ça devrait être 50 % ;-) !

- De plus en plus présente…

- Minoritaires, nous ne sommes pas reconnues… pas respectées… La femme doit donner plus pour se faire remarquer… Comme la force physique, la force « brute » est moindre (c’est là une question de génétique, pas de débat à y avoir à cet effet), elle doit se débrouiller autrement, avec sa force d’esprit, son intelligence, par exemple… C’est une place, qui, à l’image de celle que les femmes occupent aussi notre société en général, doit être développée…

- Et pourquoi ne posons-nous pas la question : la place des hommes dans les arts martiaux ? Cette question se pose si on ne fait pas de karaté… Pour un « vrai » karatéka, ce n’est pas une question à poser...

- Difficile de répondre à ça… c’est l’égalité. La présence des femmes amène l’équilibre au sein du milieu, entraîne une perception différente. C’est une grande force au niveau organisationnel.

- Les hommes veulent garder le pouvoir…

- Les femmes sont moins prises au sérieux, elles doivent se comporter différemment…

- Quelle place ?

- Il y peu de femmes ayant atteint un « haut niveau »… Que se passe-t-il dans les hautes sphères ? C’est un peu la même chose en entreprise, sur le marché du travail, il y moins de femmes qui occupent des postes de haut niveau…

J’ai constaté en entendant les réponses que la question créait un malaise… J’ai ressenti qu’elle pourrait facilement susciter la controverse… J’ai souvent eu l’impression, tout au long de mon parcours, et encore aujourd’hui, qu’on cherche à éviter le sujet, en faisant semblant, qu’il n’y a pas là matière à discussion…

Ma pensée a bien évolué… Si par le passé, le seul fait d’en amorcer la réflexion me fâchait, aujourd’hui, après 30 ans de pratique, c’est tout le contraire…

2 septembre 2017

Le Shindo-La création d’un art martial

Par: Yves Déry

Le Shindo-La création d'un art martial

Quand j’ai fermé mon dojo (en 2013), je me suis penché sur les arts martiaux que je connaissais et sur ce que je voulais faire pour moi au niveau du budo. Bien sûr, je me suis mis à l’écriture de mes deux livres, mais je me suis mis à réfléchir sur ce que je voulais faire comme entrainement, sur quel genre d’entrainement je voulais faire. Parallèlement, je me suis entrainé au ju-jitsu brésilien, au systema et j’ai repris le Iaido.

Puis j’ai commencé à prendre des notes, comme j’avais fait quand j’ai commencé à créer mon style de karaté en 1987. Je me suis posé ces questions : qu’avais-je envie de faire comme entrainement ? Comment allais-je pouvoir m’entrainer sans aller nécessairement dans un dojo ? Comment allais-je faire pour ne pas oublier mes techniques martiales que je trouve essentielles ? Comment allais-je garder ma forme, mes réflexes, par cet entrainement ? Devrais-je créer un programme spécifique ? Est-ce que j’allais l’enseigner ? J’ai fini par créer le Shindo-ryu (je l’ai appelé Shindo par la suite). Cela ne s’est pas fait en quelques mois. Je vous propose cette chronique maintenant, qui a été écrite sous forme d’entrevue. J’ai imaginé le genre de question qu’un interviewer poserait comme question. Cet interviewer, je l’ai imaginé comme un de mes anciens élèves qui tente de comprendre ce que j’ai mis sur pied, après avoir passé tant d’années à enseigner une discipline que je disais très complète (ce qui n’est pas faut).

6 août 2017

Zen et arts martiaux- 2e partie

Par: Gilles Valiquette

BUSHIDO : La voie du samurai

Par quel moyen peut-on devenir fort et sage à la fois?

Au Japon, on s’y applique par la pratique des arts martiaux, ou Budo, et par la voie du ZEN.

Cet enseignement traditionnel s’est maintenu, même si aujourd’hui, le Budo (définir) japonais tend à devenir dualiste : apprendre à être fort plutôt que devenir sage. Les arts martiaux aujourd`hui sont une sorte de gymnastique et ont perdu leur profondeur initiale.

Fort et sage : le Zen nous enseigne les deux voies en une seule.

24 juillet 2017

Arts martiaux ou sports de combats

Par: Pascal Serei

Arts martiaux ou sports de combat

Une définition rapide pour différencier les arts martiaux des sports de combat serait de dire que le premier est un art de guerre, donc de combat pour la survie, alors que le deuxième est au bénéfice d’une mise en forme, un apprentissage ou connaissance, ou une victoire rapportant des points, des médailles ou de l’argent. Voyons maintenant plus en détail chacun des cas.